dimanche 17 septembre 2023

16

Je reprend presque un an après, et je dois avouer que ça m'inquiète de constater que les choses n'ont pas trop changé, en tout cas les choses qui me cassent les pieds et dont je parle ici (peut-être aussi que mon problème est justement de voir le verre à moitié vide en permanence et pas ce qui change en bien aussi). 

Mais c'est ce que je disais à G-D l'autre jour, ce retour cyclique du calendrier familial rend fou. Vous avez échappé au Noël N-1 mais Noël revient tous les ans vous rappeler vos difficultés personnelles et familiales. Et il ne disparaîtra pas de sitôt pour vous permettre d'oublier un peu.

Donc c'est bientôt Noël, ou en tout cas j'ai cette impression que ça se rapproche à grands pas, avec ce qui l'accompagne pour moi, c'est à dire boule (c'est le cas de le dire) dans la gorge et angoisses nocturnes à 3 heures du matin en mode "est ce que je dois y aller ou pas, et si je dis que je ne viendrais pas, est-ce que je donne la vraie raison au risque de déclencher l'apocalypse ou je dis rien, juste que je ne peux pas venir".

Je pense que je n'irais pas, même si je dis ça chaque année et qu'au final, je m'y précipite la queue entre les jambes. Je trouve que nos relations familiales se dégradent de plus en plus, même si je dis ça aussi depuis des années. Ma mère ne m'écrit presque plus. Mon père et mon frère sont aux abonnés complètement absents mais ça, ça fait longtemps déjà.

Mon grand-père, qui était le membre de la famille avec lequel j'avais la relation la plus proche, la plus "normale", la plus affectueuse a été diagnostiqué d'un cancer des voies biliaires en juillet et n'aura que des soins palliatifs, donc va partir un jour ou l'autre et ça me dévaste. Il ne restera alors que ceux qui se regardent en chiens de faïence, dont je fais partie.

Je pense vraiment que je n'irais pas à Noël cette année, car j'ai déjà refusé sous un prétexte à la noix d'aller le 8 octobre à la journée organisée par ma tante. La perspective de voir mon frère et les enfants me rend littéralement malade, même si c'est difficile à expliquer.  Je me sens attristée et humiliée aussi lorsque je suis en présence comme ça de gens avec qui je n'ai aucune relation alors que j'aimerais que ce ne soit pas le cas. Humiliée de devoir faire bonne figure, de devoir me montrer contente et de bonne humeur familiale alors que je dois composer avec des gens qui m'expriment les 364 autres jours de l'année leur décision (qui est leur droit le plus strict ceci étant) de ne pas avoir de relation avec moi. Mais il faut faire une bonne figure le temps d'une journée familiale : mon frère ne veut pas me parler ou s'en tape d'avoir une relation avec moi et ne me donne pas de nouvelles des enfants, mais il faut avoir l'air jouasse et contente d'être en famille. Je ne peux plus jouer cette comédie, qui me rend malade. En fait, je sais que je n'arriverais même pas à sortir de mon lit pour y aller alors autant dire non dès le départ.

Mais comme je disais aussi à G-D, ça me rend malade d'y aller et malade aussi de ne pas y aller. Car ça empoissonne toutes mes relations. Car l'un dans l'autre, même si il y a aussi des choses qui m'agacent avec eux en ce moment, j'ai quand même une bonne relation avec ma tante et mon oncle, ma cousine et mon cousin, et ma mère aussi. Et même mon neveu et ma nièce quand je les croise, même si ce ne sont que des enfants et que pour l'instant, ils font avec la famille sans donner leur avis. Donc pour ne plus voir mon frère et ne plus avoir à faire bonne figure, je ne vois plus tous ces gens non plus et le cycle de la tristesse, de la honte et de la colère repart pour un tour supplémentaire.

J'aurais aimé en parler avec mon grand-père car lui aussi a connu ça avec son propre frère, mais il a maintenant ses propres soucis (bien plus graves) à gérer alors ce n'est plus le moment.

Je ne sais plus quoi faire. Ça fait des années que ça dure, mais je n'ai jamais su quoi faire. J'ai l'impression d'avoir tout essayé avec mes petits moyens. Envoyer des textos, essayer d'inviter un peu, faire des cadeaux aux enfants pour essayer de garder un lien (un peu nul comme technique), faire la gueule, ne pas la faire et laisser couler ce qui me pose problème, passer par ma belle-sœur au lieu de mon frère, je ne sais plus. Ce que je sais c'est que ça me rend malade. Être mis à distance sans savoir pourquoi rend malade. Je pourrais entendre les critiques ou les reproches et les accepter et accepter mieux cette situation. Stopper une relation reste un droit que je comprend parfaitement. Mais le silence rend malade. 



mardi 1 novembre 2022

15

Ça m'a fait vraiment du bien ces quelques jours à Paris un peu hors du temps et de faire le pont mais demain, ce sera reparti au boulot. 

J'ai hâte de retourner voir le psy (merci le transfert) et de m'affaler dans son canapé et de regarder la pluie et les feuilles tomber dans sa cour, en pleurnichant sur ma vie. 

Je me sens bien et mal à la fois. Mal au boulot mais il faudra tenir jusqu'à Noël. Bien quand je travaille pour l'association et que je sors de moi-même et de mon égotisme et que je me sens enfin utile, même si c'est une platitude de dire ça. Bien aussi quand je joue au rugby avec les autres, même si je m'agace parfois et que je suis toujours aussi nulle.

Mes parents vont venir pour le déménagement et ils sont hyper sympas en ce moment, à tel point que ça en devient gênant. Comment rester crédible quand je leur dirais que je ne viendrais pas à Noël alors qu'ils me couvrent de cadeaux depuis quelques temps et qu'ils viendront nous aider à déménager, même si on a pas spécialement demandé ? Je ne serais pas crédible, comme toujours...

La perspective de mettre enfin les pieds dans le plat par rapport à mon frère qui me semblait une réelle possibilité il y a quelques semaines s'est complétement éloignée depuis quelques temps. Je me dis qu'il faut pas que je leur fasse de la peine, qu'ils n'y sont pour rien, qu'ils font plein d'efforts, que c'est moi la névrosée, l'ingrate, la folle. Et quelque part c'est vrai. Et quelque part aussi, j'ai ma part de lucidité.

Parfois, je me dis que tout le monde va très bien, y a que moi qui me traîne mon éternel mal-être en essayant d'en rendre tout le monde responsable sauf moi, histoire de me remonter moi-même en rabaissant les autres. Et parfois je me dis que c'est tellement injuste que personne ne comprenne, que jamais ne pardonnerais ce coup de poings que mon frère m'avait donné quand j'avais 10 ans, que jamais je ne pardonnerais ma famille de m'avoir éduqué pour faire constamment bonne figure, comme quand je m'étais fait casser la gueule par ce type en primaire et que j'étais rentrée à la maison l'air de rien, sans même qu'advienne à mon esprit la possibilité d'en parler.

Et pourtant, j'en suis pas morte de tout ça. D'autres ont vécu pire. Et moi-même j'ai très certainement infligé pire à d'autres, pas physiquement mais psychologiquement parlant. Tout le monde a quelque chose à se reprocher en ce bas monde, on dirait et je ne déroge pas à la règle.

Alors mes rêveries me sauvent de trop d'angoisses. Je voudrais aller seule à Ouessant à Noël, prendre une chambre dans cet hôtel à Brest et puis prendre le bateau tôt le matin pour Ouessant et puis voir les moutons, les mouettes et les goélands. Marcher sur la côte, avec la flotte sur la figure et les éclaircies bretonnes dans les yeux.


lundi 3 octobre 2022

14

En fait, c'est ça que je trouve qui a changé par rapport à avant, c'est le fait maintenant d'être en conflit, en "froid" ou tout autre mot équivalent avec des gens "biens", dont je partage par ailleurs les valeurs.

Ça m'était déjà peut-être arrivé un peu mais pas à ce point là et puis il y a eu cette période où j'avais l'impression de naviguer et de savoir où j'allais avec une boussole "morale", un minimum en tout cas. Alors oui je n'étais pas appréciée et même voire franchement rejetée par les meufs dans mon 2e boulot mais c'était des électrices de Sarkozy voire de Marine et qui harcelait à bride rabattue ma collègue C. alors finalement quelque part c'était presque rassurant de ne pas en avoir été appréciée.

Mais maintenant c'est différent, je me fritte (toujours insidieusement, jamais au grand jour) avec des gens que j'estime pourtant. 

Bonjour les névroses là aussi ! Pourquoi, comment c'est donc possible ? Est-ce que je suis tout simplement en train de devenir plus égocentrique, autocentrée et susceptible que jamais ? Peut-être, ou peut-être que je perds pieds, que je dérive. Ceci étant, j'ai l'impression que ma vie n'a été qu'une longue dérivation depuis le début que c'est difficile de savoir.

C'est dur au boulot, ça l'a toujours été, certes, où que j'aille et quoi que je fasse.

Mais aujourd'hui c'est dur de se dire que quand C. n'est pas là, j'ai personne avec qui manger, que j'ose même plus retourner à la cantine avec les autres.

J'ai quand même bien merdé sur ce coup là encore une fois, même si ça parait être des histoires dignes du collège, je crois que ça n'en est pas du tout.

J'aurais du persister avec eux à la cantine ou alors dire clairement "je n'y mange plus pour telle et telle raison" au lieu de me retirer sans rien dire. Moi aussi je trouverais ça moyen au final que quelqu'un qui venait bouffer avec nous régulièrement ne vienne plus du jour au lendemain sans rien, ni explication ni merci ni rien ni merde.

Alors certes, y a eu les confinements et après, quand la cantine a ré-ouvert, il est authentique que je n'osais même plus y retourner avec eux (à 35 ans !!!).

Mais ça m'a bien arrangé aussi quand C. et E. sont arrivés ensuite dans mon bureau de rester bouffer avec eux et de ne plus faire l'effort d'essayer de me greffer au groupe qui allait à la cantine. Et maintenant les gens me voient certainement comme une profiteuse pas fiable (ce que je suis probablement) et je dois porter ma croix trois jours par semaine. J'ai merdé, à un point qui me donne envie de me taper littéralement la tête contre les murs, de ne plus retourner au boulot, de changer de service, voire de vie.

Le psy m'a refait son speech sur mon frangin "si ça se trouve, lui aussi n'ose plus communiquer avec vous". Alors certes mais je n'y crois pas du tout, enfin bon on est certes tous différents mais je ne me sors pas de cette colère lancinante même si le psy est sympa et probablement qu'il hallucine de ce que je lui raconte (je lui ai même pas encore parlé de la cantine pourtant, rires jaunes !!).

Plus que 3 mois avant Noël, ça va être funky ça aussi. Ma mère me couvre de cadeaux, mon père est toujours aussi en dents de scie.

J'ai appelé il y a deux semaines, et il a décroché avec un magnifique "bon alors qu'est ce qui se passe ??" sur un ton agressif alors que là, je l'ai eu dimanche et il était sympa, me demandant même comment ça allait au boulot (à lui aussi, j'aurais du lui parler de la cantine).

Je m'en sors plus. J'ai juste envie de m'occuper d'oiseaux ou d'hérissons ou de n'importe quel autre animal à poils, à plumes ou à écailles, d'aller au cours de guitare du beau gosse et au rugby.

Je me sens dans une terrible solitude mais je n'ai d'égards pour personne alors comment les relations peuvent-elles fonctionner ? Elles ne le peuvent pas. Les gens m'emmerdent et m'intéressent à la fois, je sens leur beauté et leur bonté mais je n'arrive pas à me connecter avec eux pour autant.

Le drame de l'incommunicabilité dans la société moderne, un téléphone qui sonne dans le vide...

Je pense qu'il y a quelque chose d'irrémédiablement détruit dans ma tête, qui m'empêche d'aller vers les autres. Il y a ce modèle paternel dont je parlais avec C. l'autre jour justement. Pour moi, il est normal et même habituel de vivre avec les autres sans leur parler mais justement, année après année, je me rend compte à quel point ça ne fonctionne pas. "Une drôle de façon d'aimer les gens" comme disait le psy.

jeudi 15 septembre 2022

13

Ca tourne dans ma tête, c'est vraiment horrible cette spirale de pensées.

Elle ne répond pas, premier texto mi-août, deuxième mi-septembre. Ça allait pourtant quand on s'était vus tous ensemble fin mai et quand je lui avait écrit depuis l'Ile mi-juin. Mais depuis plus rien, un ghostage en bonne et due forme. Encore une gifle, une énorme gifle, alors même que l'on est amenées à se revoir, en tout cas avec les hommes.

Je n'ai pas envie d'ouvrir le débat, de lui envoyer un message pour essayer de parler. Dans ces moments, je ne me sens que insistante, importune. Une non-réponse est une réponse alors à quoi bon.

Et pourtant, j'aimerais tellement savoir, qu'on me dise une bonne fois pour toutes, c'était telle remarque, c'était tel comportement, ou c'est toi en général parce que ceci et cela. J'aimerais tellement savoir même si je sais confusément. 

Mais même là, j'ai tendance à faire porter le chapeau aux autres. Même là, je me dis si J. m'avait dit directement qu'elle avait été hospitalisée, qu'elle avait été opérée, bien sur que je l'aurais contacté pour savoir comment elle allait et lui souhaiter un prompt rétablissement. Mais je ne savais pas et je ne pouvais pas deviner. Ou alors c'est autre chose, bien plus ancien, bien plus profond et cette gaffe n'est que l'occasion attendue de me jarter une bonne fois pour toute.

Je ne sais pas mais ce que je sais, c'est que j'ai terriblement honte, comment en parler au J. qui est concerné lui aussi par la force des choses.

mercredi 7 septembre 2022

12

Je suis chafouin car je me rend compte que, pour changer, ça va de mal en pis relationnellement parlant à mon boulot.

Quelque part, comme toujours, je sais pourquoi ça foire.

Ce n'est pas de gros clashs (qui ne sont pas exclus mais je suis un peu lâche pour ça) mais une lente et pénible dégringolade.

Je me braque aussi. Je méprise les gens in fine. Les gens m'agacent, m'emmerdent, sans nuance. Comme si j'étais mieux qu'eux, alors que ce n'est pas le cas du tout.

Le fait que les gens soient pas tous vegan ou végétariens a minima me sort par les yeux par exemple. Le problème c'est que ça fait beaucoup de gens concernés, et au final, mon mec et mes amis n'étant pas végétariens non plus, c'est pas très cohérent.

Je pense que je sais comment ça a commencé. Je pense que c'est aussi "simple" que ça quelque part. Avant le covid, j'allais manger avec eux et puis au moment des divers confinements, j'ai arrêté vu qu'il n'y avait plus de cantine à cette période. Et je ne suis jamais retournée avec eux, j'ai gardé cette habitude de grailler dans mon bureau, trop timide pour m'imposer de nouveau avec le groupe partant à la cantoche.

Il me semble (mais mes souvenirs sont vagues, c'est quand même un comble vu que c'était pas il y a longtemps !) que ma collègue (qui me gonfle grave là aujourd'hui d'ailleurs) m'a proposé d'y aller la semaine dernière ou y a deux semaines je crois mais j'ai refusé, oui refusé alors que je me morfondais sur ce sujet depuis je ne sais combien de mois ! J'ai refusé car je me sentais mal (et aussi accessoirement parce que j'avais amené un truc à manger et que la cantine est pas terrible pour les végétariens, bonjour les mauvaises raisons !).

En écrivant tout ça, je me rend compte à quel point c'est tordu. A quel point je me prend le chou pour absolument rien et à quel point on peut en arriver vite à des malentendus. Et aussi à quelle point mon attitude donne l'impression d'un je men foutisme alors que au contraire, je suis très atteinte. A quel point je veux et pense tout et son contraire. Les gens m'emmerdent et je les trouve cons, mais ça me fait du mal (!!!) de ne pas manger avec eux le midi.

C'est n'importe quoi, et j'en peux plus. Car finalement je me dis "on s'en fout des collègues" mais quelque part c'est pareil partout sauf que ça se voit moins dans mes activités car précisément je vois moins les gens, en tout cas pas au quotidien et qu'il y a pas les mêmes enjeux. Mais c'est à peu de chose prêt la même chose, j'ai envie de nouer mais je méprise tout le monde in fine (et je me méprise moi même encore plus quelque part).

Il faudrait que je rejoigne un groupe de vegans / végétariens mais il n'est pas exclu que là aussi j'en arrive à me fritter avec les gens franchement !!!

Tu parles d'une névrose. En tout cas, je me sens vraiment pas très bien dans mon boulot en ce moment. Que ce soit professionnellement ou relationnellement franchement je foire tout et c'est dur. Dur de supporter ce mépris, ces remarques cinglantes, dur de ne pas se sentir appréciée quand les autres s'adorent. Et en même qui a les clés de ça à part moi-même ?




dimanche 28 août 2022

11

 Je suis vraiment préoccupée par cette histoire avec mon frère, et je sens l'angoisse montée car on arrive à l'automne (presque) et qu'ensuite ce sera Noël.

Déjà ma mère m'a proposé de venir chez mon frère en octobre et j'ai rien dit de spécial, mais peut-être que ce serait l'occasion de m'expliquer, de dire ce que j'ai sur le cœur.

Est-ce que j'arriverais à le dire je ne sais pas, mais je pense qu'il faudrait que je m'y prépare avec R. 

Avoir les mots déjà inscrits quelque part, par exemple sur un bout de papier me permettra de savoir quoi dire le moment venu et de rester diplomatique même si je n'ai qu'une envie c'est de dire ma colère et mon humiliation. En fait, je me demande même sincèrement comment je vais pouvoir, si cela se dénouait positivement, revenir dans une relation avec mon frère. Quelqu'un que je n'ai pas vu physiquement depuis février 2020 et avec qui je n'ai pas échangé par texto depuis juin 2021, mon texto d'octobre 2021 était resté sans réponse.

Les années passent, et il me semble de plus en plus difficile de renouer...

Je pense qu'il me faudrait me préparer à dire à ma mère les choses car je sais que j'en serais incapable avec mon frère et puis déjà il faudrait qu'il réponde sur son téléphone pour qu'un quelconque dialogue puisse s'engager !

Donc comment s'y prendre, que dire, comment rester diplomate quand ce que je ressens est une grande colère d'avoir si peu d'importance à leurs yeux...Est-ce justifié je ne sais pas...

J'ai peur d'un dénouement négatif aussi, avec mes 4 vérités dites et un coupage de ponts général. Comme si les gens m’accueillaient hypocritement, me supportaient mais sans vraiment désirer m'avoir dans leurs vies et j'ai peur que ça soit exprimé à ce moment là, que ce prétexte soit saisi pour me balancer tout ça...

A voir donc mais je sens que l'échéance approche, pour le meilleur et pour le pire...

dimanche 21 août 2022

10

Je crois que j'essaie d'être entendue mais j'essaie aussi de comprendre à quel moment et quel élément me fait me sentir méprisée et me fait monter sur mes grands chevaux.

Le ton méprisant ou que j'ai compris comme méprisant m'a fait péter un cable, c'est le déclencheur. Et en ce qui concerne celui de V. dont le ton était tout à fait acceptable, c'est le fait de ne pas avoir été entendue quand je lui avais fait remarqué ses propres turpitudes sur les "vieux" (mot que je déteste).

Le ton méprisant me fait tout de suite me dire "je dois y aller, je dois lui rabattre son caquet" et ce jusqu'au bout, jusqu'au bout...

Je n'aurais pas du lui parler en PV, j'aurais du laisser la situation comme telle. Laisser les choses vivrent leur vie, laisser les choses s’aplanir (ou non) mais ne pas intervenir.

Je veux cesser de réagir ou de surréagir. Je veux aller vers plus de sérénité, et arrêter ces angoisses permanentes.

Je veux réguler mes émotions et arrêter d'angoisser pour tout et rien...